Tournée punk rock Angry-Days / Les Chiens

Avec mon groupe, Angry Days, on va faire notre première tournée à la fin de la semaine. On va partir avec nos potes de Les Chiens, dans le nord de la France et en Belgique.

affiche_tourC’est ma première tournée et je suis bien content de faire ça, même si c’est un petit truc. On va avoir 9 occasions de suite de s’approcher de la perfection dans notre set.

Les dates

  • 7 février : Café Latin à Angers
  • 8 Février : Queen’s Bar à Laval
  • 9 Février : Casa Fiesta à Dreux
  • 10 Février : Highland Café à Rouen
  • 11 Février : El Diablo à Lille
  • 12 Février : Kiko Phonie à Bruxelles
  • 13 Février : Excalibur à Reims
  • 14 Février : Gambetta Club à Paris
  • 15 Février : Scène Michelet à Nantes

Les liens

 

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Des trucs, sur les cafés concerts, les libertés individuelles, etc..

C’est de plus en plus compliqué d’organiser des concerts un peu partout, tant les cafés-concerts ont été la cible de pressions diverses par les autorités locales depuis bien trop d’années. On le sait, on a de moins en moins de lieux, et paradoxalement de plus en plus de groupes, parait-il. Et on essaie de faire du mieux qu’on peux.

Bientôt avec Angry Days, on va jouer à Lille. Voilà deux trucs opposés que j’ai lu sur Lille ces derniers jours. Lille, ville que je connais très peu. Ce qui me permet de regarder la situation avec un regard un peu extérieur. Un peu.

Tout d’abord, on va jouer dans un nouveau lieu à concert amplifié. C’est un événement, puisque ce genre de lieu est, comme dis plus haut, de plus en plus rare. Je lui souhaite de réussir à faire marcher son truc.

http://www.lavoixdunord.fr/region/avec-le-club-el-diablo-il-veut-faire-revenir-a-lille-les-ia19b0n1850608

À Nantes on a vu des lieux de concert ouvrir, des bars tenter de monter des scènes amplifiés. Dans la grande majorité des cas, ça a échoué : trop éloigné pour faire venir les gens, ou au contraire trop dans le centre pour ne pas être inquiété par les autorités.

De réputation, Lille est une ville festive, proche de la frontière belge, et dont les habitudes dans le centre ne sont pas celle de Nantes. Donc à priori, pas trop de soucis à se faire là-haut.

Et puis j’ai lu ça.

http://www.lille43000.com/index.php/joomla-fr/en-santiags/550-les-nuits-lilloises-ou-la-politique-du-pilonnage

Il semble que là-haut, aussi, on tente d’encourager les gens à rester chez eux, ou à consommer un circuit festif bien balisé. J’ai pas vraiment d’idée de la raison de tout ça. Ça m’inquiète. C’est tout.

Ça m’inquiète parce que ça a un impact réel sur les gens, qui abandonnent certaines habitudes. Voir, pour les plus jeunes, ne les prennent juste pas. Quand j’ai commencé à organiser des concerts, il y a 10 ans, un concert moyen faisait 70 personnes. Aujourd’hui, et alors que j’ai la chance d’organiser dans une salle parfaitement équipée et suffisamment réputée, un concert à 50 personnes est un succès.

Ça m’inquiète parce que plus on laisse passer, plus ils peuvent se permettre d’aller plus en avant dans ce genre d’action. Et, d’un point de vue subjectif, je considère que c’est le genre de chose qui, parmi d’autres, provoque la pauvreté intellectuelle qui semble frapper pas mal de français.

Heureusement, à Nantes, on a élu des maires de nuit. On est sauvés.

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Not Scientists – Uncommonmenfrommars, et après ?

notscientistsSi vous suivez un peu l’actu Punk Rock, il ne vous aura pas échappé que les Uncommonmenfrommars ont annoncés une pause à durée indeterminée qui ressemble à s’y méprendre à un arrêt du groupe. La nouvelle avait fait un peu de bruit, puisque c’est un des quelques monuments français du punk rock des années 2000 qui s’est arrêté.

Chacun des membre est donc parti suivre ses projets. Trint est parti faire un duo acoustique, X-TV. Daff a tenté de lier sa passion pour la moto avec la musique dans le groupe Six3Six, dont on attends les nouvelles (les derniers statuts facebook n’inspirant pas l’optimisme).

Le projet qui s’annonce sans doute le plus prometteur pour les fans de punk rock est celui de Ed et de Jim, monté avec un membre de No Guts No Glory, ainsi que Thibault (mais si, Thibault), et qui porte le doux nom de Not Scientists.

Un premier 6 titres est sorti, en écoute intégrale sur bandcamp, comme c’est la tradition maintenant, et la première tournée arrive en février.

La première impression que laisse l’écoute du disque, c’est que les guitares y sont bien plus claires que ce qu’on avait l’habitude d’entendre dans UMFM. J’imagine que c’est un moyen radical de se démarquer de l’héritage de la précédente formation de deux des membres. Derrière, on trouve un punk rock très mélo, très adulte aussi, limite mélancolique. C’est artistiquement tout ce qu’il y a de plus cohérent, on est pas en train d’écouter un Unco-bis, même si le final de Shoplifter m’y fait un peu penser. Ça se laisse très facilement écouter et on ne vois pas passer les 6 titres. Si le disque est parfait pour mettre dans son salon, on peut imaginer que les performances live apportent une énergie supplémentaire.

La première tournée passera par Nantes, une date que je suis très content d’organiser avec l’équipe de Alien Fest Prod. Ça se passera le mardi 18 février, et on retrouvera aussi les Hatefull Monday, les Napoleon Solo (un all star band) et la fierté du vignoble Nantais, One Thousand Directions. Le tout pour seulement 5 euros.

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The Konbinis – Plastic Punks

Grace à notre copain Yves, on a eu, avec Angry Days la chance de partager l’affiche avec The Konbinis à Vannes il y a quelques temps. On avait gardé contact et avec Alien Fest Prod on a organisé une date pour eux en janvier dernier, puis repartagé une date le week end dernier.

plasticpunks

Le trio vient de sortir son premier album, que je qualifierait objectivement de «hyper bien». À moins que je ne préfère l’expression populaire «gigatop».

Toujours est-il que la principale particularité du groupe est d’avoir préféré un contre-bassiste plutôt qu’un bassiste. Pas n’importe lequel d’ailleurs puisque le gars officie dans les Banane Metalik. Les gars sont issus de la scène Psycho. Et pourtant, ils ont décidés de proposer un punk rock mélodique qui fait penser tout de suite à Anti-Flag ou d’autres groupes mélo américains. Je me risquerais même à citer No Use voir MxPx.

Écoutez comme ça emprunte à Anti-Flag :

Ça va tout à fond, ça chante en anglais, c’est ultra-accrocheur, la voix est posée et me rappelle des trucs comme Blink-182 ou Draw Me A Butt.

Bref, dans ce style, il est devenu rare d’entendre de nouvelles choses d’aussi bonne qualité. Donc autant le souligner, deux fois, et repasser un coup de surligneur dessus.

Vous pouvez écouter ça pour vous faire votre propre avis sur leur page Bandcamp.

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Allez ! Et au boulot !

Bon, je me réapproprie mon nom de domaine favoris. Merde! C’est chez moi.

Ça fait bien longtemps que j’ai migré mes articles qui parlent de mon boulot sur un autre domaine (et d’ailleurs j’y écrit pas plus). Pendant un temps j’avais aussi laissé le Punk Rock de côté : voyages, la vie, tout ça. Depuis, j’ai fait un groupe, et j’ai repris les organisations de concert. Et je crois que j’ai à nouveau des choses à dire. Enfin ça, ça sera le nombre d’article que je posterais ici qui le montrera. Ou pas.

Énième promesse de redémarrage, comme chaque année. Faudra que je commence par changer le thème, ça serait un bon début…

Bien à vous.

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Quelque plugins jQuery

J’ai depuis quelque temps créé un nouveau portail ou je publie des plugins javaScript pour le populaire framework jQuery. Pour le moment, ils sont assez peu nombreux, et très spécifiques (beaucoup liés aux projets que j’ai rencontré), mais je prévois d’ici peu de temps d’en publier deux plus importants. Le code source est hébergé par gitHub.

Pour visiter ce site, c’est ici : plugins jQuery.

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5 très mauvais patterns en HTML5

HTML5 est de plus en plus présent dans nos vies de développeurs et d’intégrateurs. Bonne nouvelle. Cependant, il est une rupture avec le standard XHTML adopté depuis prêt de 10 ans dans le sens ou il est très permissif.

Le W3C, trop souvent montré du doigt par le passé comme une communauté de développeurs fermés aux besoins d’intégrateurs pas forcement issus du monde du développement (infographistes, amateurs, etc.), a décidé de faire un consensus reléguant à l’état de conventions de code certaines choses qui étaient devenus obligatoires, à juste titre, avec XHTML.

Aujourd’hui, ou en sommes nous ? HTML5 est il une application de SGML ou de XML ? En fait, ça dépend de vous. Vous pouvez très bien décider de servir votre page comme document XML, ou de ne pas le faire tout en respectant la syntaxe XML-like. Tout est convention.

Voici 5 mauvais patterns  que je vous déconseille fortement d’appliquer dans vos codes.

1.Ne pas fermer les tags

<p>Ceci est un paragraphe non fermé

Sans doute le pire retour en arrière avec HTML5 : vous avez le choix de fermer ou non les tags.

Pour rappel, certains tags en HTML4 ne devaient strictement pas être fermés (br, img). D’autres étaient juste permissifs (li, option).

Aujourd’hui, c’est juste à vous de choisir. Et si vous décidiez d’alterner une fois sur deux, ça ne serait pas une erreur non plus. C’est très laid bien évidemment, et je vous conseille de continuer à fermer les tags en permanence. Votre code respectera un standard qui vous permettra, par exemple, de l’ouvrir à des communautés, ou de mieux travailler en équipe. Ça vous semble long ? Prenez le temps de configurer correctement votre IDE.

2.Ne pas encadrer les valeurs de vos attributs

<div id=monId></div>

HTML5 vous permet de ne pas avoir à encadrer les valeurs de vos attributs avec des quotes ou double-quotes. Encore une fois, ce n’est pas parce qu’il permet ça qu’il faut forcement tomber dans le piège. Continuez d’utiliser les double-quotes, pour les mêmes raisons que vous fermerez vos balises. Ne pas le faire ne représente de plus aucun intérêt.

3.Créer des attributs sans valeurs

<input type="text" required />

Encore une nouvelle liberté que l’on peut prendre dans HTML5 : ne pas donner de valeur à un attribut. Un attribut est un ensemble clé/valeur. Oui, vos navigateurs, s’ils trouvent l’attribut readonly, sauront le traiter. Imaginons que vous ayez à parser votre document avec une application qui ignore HTML ? Il n’aura aucune idée de ce ça signifiera. Ça n’arrivera pas ? Soyez propre, mettez une valeur. Votre collègue le fera, lui, peut-être.

4.Valider son document n’a plus aucune valeur

C’est un peu une synthèse des 3 premiers points. HTML5 est très mal nommé. Il peut donner l’impression que XHTML a été dans l’impasse, qu’il a été oublié, qu’on est reparti de HTML4 et qu’on a fait HTML5.

C’est bien entendu faux, et si vous n’avez jamais eu l’occasion de faire du XHTML, je vous conseille de le pratiquer un peu avant de vous lancer dans HTML5.

En effet, le validateur du w3c se contentera désormais de vérifier que votre document est bien formé selon ses normes désormais permissives. Ce n’est pas une bonne manière d’apprendre à respecter les conventions généralement acquises.

XHTML a permis de créer une expertise dans le domaine du HTML que HTML4 n’aurait jamais été capable d’atteindre. C’est grâce à XHTML que nous avons pu comprendre et mettre en place des documents sémantiquement correcte (souvenez vous des balises de style de HTML4 comme b). Il a apporté une rigueur, et nous a donné un autre regard sur la structure d’une page web. Il nous a aidé à utiliser javascript au mieux, grâce à ses DOM fatalement correctement formés.

Ce savoir faire a pris place dans le métier, et c’est aujourd’hui le standard qualité attendu. Ne faites pas l’impasse sur ces standards, quand bien même ils sont relégués au rôle de conventions de code. C’est ce qui fera la différence entre un bon développeur frontend et les autres.

5.Faire passer HTML5 pour ce qu’il n’est pas

En vérité ce n’est pas vraiment HTML5 le soucis, mais plutôt le bruit qu’on fait autours.

Il est régulier qu’on attribut à HTML5 des comportements qui ne viennent pas de lui, ou pas totalement. Le soucis, c’est que ces comportements concernent soit le style, soit le traitement.

Non, HTML5 n’est pas CSS3.

Et non, HTML5 ne permet pas de se passer de JavaScript pour «dragger» un élément.

En fait le langage est toujours bien conçu pour maximiser la séparation des données, du style et de l’interaction. L’attribut draggable peut rendre sceptique au premier abord. Il autorise en effet un élément à être bougé dans une page. Seul, on ne peut rien en faire. En revanche, avec les nouveaux évènements associés (dragstart, dragend, etc.), on peut facilement utiliser du JavaScript pour traiter tout ça. Vous pouvez donc continuer de faire confiance à votre framework JavaScript préféré. S’il est sérieux, il intégrera rapidement ces solutions dans son code.

Pourquoi ces mauvais patterns

Après l’échec de XHTML2.0, HTML5 a répondu en particulier à deux catégories d’acteurs de la vie du web :
D’abord, ceux qui souhaitaient aller plus loin dans la sémantique du code. À ce niveau on s’y retrouve tous : experts en SEO, puristes du web correctement compartimenté, etc.
Ensuite, beaucoup ne voyaient pas l’intérêt d’appliquer les règles « restrictives » de XHTML. Souvent par mauvaise habitude, il faut bien le dire. Le fait d’avoir un langage « compliqué », réservé aux développeurs, peut-être vu comme un frein pour le développement du business (les employeurs savent comme il est difficile de trouver de bons intégrateurs aujourd’hui). C’est un peu le même combat que pour les noms de domaines de premier niveau, qui s’ouvrent aujourd’hui à des entreprises, au grand dam de la neutralité du web. La technique cède la place au marketing et au business.

Cependant, il est probable que le «mauvais» HTML5 finisse par rencontrer les mêmes limites et les mêmes problèmes qu’avec HTML4, et que le code «utile» soit celui qui respecte les conventions habituelles. Ne changez donc pas vos bonnes vieilles habitudes avec HTML5, profitez des nouveaux tags pour créer des applications dont la lisibilité, la durée de vie et la maintenabilité sera plus grande. Après tout, quelques mauvais points, dans un océan de belles nouveautés, c’est très peu :)

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JavaScript mon amour

Alors que je rencontrais un problème hier dans le cadre du développement d’une petite application pour le site de Diego Pallavas (site que je n’ai pas réalisé dans son ensemble, qu’on soit d’accord :) ), j’ai pensé trouver de l’aide sur les salons de discussions de jabberfr.org.

En exposant mon soucis, j’ai eu une conversation fascinante, donc j’aimerais parler ici.

Mon problème concernait le framework jQuery. J’imaginais trouver, sur les serveurs de jabberfr.org, fréquentés par des technophiles (libristes, linuxiens, développeurs d’applications), quelques âmes particulièrement bien au courant du fonctionnement de ce framework.

Et bien je me suis fait plus ou moins incendier. En fait, pas moi, mais JavaScript en général, jQuery en particulier. En effet, je suis tombé sur une gentille bande de geeks dont le point de vue est que «Javascript est mauvais dans le web, il n’est jamais utile», ou, pour d’autre, «jQuery est lourd et inutile». Plusieurs d’entre eux disant désactiver le javascript sur leur navigateur.

JavaScript était un peu un mouton noir au début des années 2000. Il est vrai que le langage possède bon nombre d’inconvénients, de mauvais patterns, et les implémentations étaient très inégales. De plus, beaucoup de gens récupéraient des bouts de code sur leurs sites sans même savoir ce qu’ils faisaient : un copier/coller et c’était bon.

Mais JavaScript possède aussi de bons morceaux, et utilisé proprement, il apporte un réel plus aux applications web. XHR est passé par là et a poussé les développeurs à rentrer plus profondément dans le langage.

Voici donc quelques raisons pour lesquelles javaScript et jQuery (ou n’importe quel framework maintenu en réalité) peuvent être bons pour le web.

JavaScript est facultatif

Avant tout, il est bon de rappeler que l’utilisation de javaScript, de Ajax, n’est pas obligatoire sur une page. Dans bien des cas, l’utilisation de javaScript sera superflue. C’est d’autant plus vrai que transition arrive avec CSS3. JavaScript est une surcouche pour permettre l’interaction entre le visiteur et le site. Il arrive des cas ou cette interaction est inutile.

JavaScript ne nuit pas à l’accessibilité

Contrairement à une idée reçue, JS ne nuit pas à l’accessibilité. À condition de bien travailler ;)

En effet, un site bien développé sera utilisable avec ou sans JavaScript. Si on est rigoureux dans son développement, alors ce n’est pas beaucoup plus compliqué. Il n’y a pas vraiment besoin, par exemple, de faire 2 versions de son site, une avec JS et l’autre sans.

Pour l’ajax, une bonne stratégie backend permettra de régler simplement les problèmes qui peuvent se poser à vous. Du côté frontend, il est important de toujours utiliser des href et des action (pour les formulaires) valides !

En ce qui me concerne, ma stratégie est d’utiliser une URL commune pour une action, qu’elle soit réalisée en Ajax ou en statique. Pour un form par exemple, je vais mettre un action vers le traitement standard du formulaire. Le serveur renverra par défaut la page complète de résultat du formulaire. Si je décide d’intercepter le submit en javascript pour faire un traitement Ajax, ma requête pointera sur le lien du action (le même qu’en statique donc), j’injecterais juste le format de retour désiré, json par exemple. Mon backend effectuera le même traitement, il aura reçu les mêmes données, il se contentera de me servir du json au lieu du html. C’est très facile à mettre en place, et très facilement généralisable.

JavaScript est standardisé

ECMAScript est le nom du standard mis en oeuvre dans JavaScript ou JScript (Microsoft) par exemple. De plus, on peut se baser sur le DOM pour manipuler sa page. Il faut reconnaître et être conscient que les implémentations ne sont pas toutes égales. Mais ce n’est pas forcement la jungle qu’on décrit régulièrement.

jQuery est DRY

Don’t Repeat Yourself. J’ai parlé des différences d’implémentation de ECMAScript selon les navigateurs. C’est là qu’interviennent les framework. Qu’est ce qu’un framework ? Un framework est une base de travail donnant accès à des méthodes utilisées très couramment par les développeurs. L’objectif est de ne pas avoir à réinventer la roue à chaque fois.

Par exemple, lorsque l’on souhaite passer une requête « ajax », on effectue beaucoup de routines très répétitives : on doit vérifier quelles sont les méthodes disponibles (selon les navigateurs), construire son objet XHR, surveiller les étapes, etc. Un framework offre une méthode, et parfois plusieurs helper, pour effectuer ces routines le plus simplement possible, en faisant abstraction entre autre du navigateur. Pour jQuery par exemple, on a accès à $.ajax(), ou encore, pour un cas plus particulier, à $.getJSON(), dont le nom est transparent.

Il existe plusieurs frameworks, et jQuery n’est pas forcement le meilleur d’entre eux. Il est le plus populaire, bien qu’il ne soit pas le plus léger ou le plus performant. On y trouve donc beaucoup de sources (malgré une documentation assez moyenne, qui ne rentre pas assez dans le détail à mon gout), beaucoup de plugins. Quand à la question de la simplicité ou non, c’est une question de confort et de philosophie. jQuery adopte un point de vue « élément », ce sont les éléments qui sont au centre. En ce qui me concerne, j’ai su adopter ce point de vue et je trouve le framework très agréable à utiliser. Je trouve que le code produit est beau, et qu’il se rapproche beaucoup de la bonne manière de coder en JavaScript. Tout développeur n’aura pas ce sentiment là, c’est une question subjective.

Un des effets d’utiliser un framework communautaire est aussi la réactivité dans l’ajout des nouveautés. Je vais parler plus loin de HTML5 draggable par exemple. On peut être certain que cela sera implémenté dans les framework très bientôt. Et on n’aura pas à changer notre code, c’est l’implémentation de la méthode .draggable() qui aura changé. Le tout sera fait de manière transparente pour nous.

Les CDN grand public rendent jQuery disponible pour tous les utilisateurs

jQuery, comme d’autre frameworks, est disponible sur des cdn publics, comme Google. Un cdn est, grosso-modo, un serveur de fichier optimisé. Les avantages sont multiples, mais dans le cas qui nous concerne ici, si on utilise un cdn comme google par exemple, on peut supposer que les visiteurs on déjà chargé la librairie dans le cache de leur navigateur avant d’arriver sur votre site. C’est donc du temps de gagné pour eux.

Les navigateurs sont de plus en plus performants pour le JavaScript

Ce qu’on reproche à jQuery, c’est sa lourdeur. Il est vrai que la bibliothèque est composée de beaucoup d’éléments dont on a pas besoin sur sa page, et qu’il n’est pas possible, à l’instar de jQueryUI, de créer son fichier custom n’embarquant que le nécessaire. Il est vrai aussi que le fichier est parsé à chaque reload de la page. D’où l’importance d’optimiser sa page, en chargeant les javascript autant que possible en bas de page. Mais il faut aussi savoir reconnaitre que les moteurs javascript des navigateurs ont étés énormément optimisés des dernières années pour supporter au mieux le JavaScript. Les résultats sont devenus très acceptables.

HTML5 encourage le JavaScript

Et oui. Autant HTML5 et CSS3 veulent reprendre le contrôle sur leurs domaines respectifs (données et présentation), ce qui est une très bonne chose (les nouveautés dans les formulaires sont les bienvenues), autant certaines nouveautés encouragent à utiliser JavaScript, dans les meilleures conditions. Je penses en particulier à l’attribut draggable (un booléen), qui ne sert juste à rien si on intercepte pas les évènements avec du javascript.

JavaScript est une surcouche qui apporte un réel plus à l’expérience utilisateur

Écoutez ce que vous conseille votre spécialiste UX. Vous pourrez rarement répondre à ses recommandations sans utiliser une surcouche JavaScript.

L’expert sait ce qui est bon pour l’utilisateur, c’est son métier. Il saura vous guider pour savoir ce qui est bon pour l’utilisateur, ce qui représente un plus dans son expérience de navigation, ce qui va convertir. C’est une bonne occasion de séparer ce qui est utile ou non, et donc d’éviter le javascript inutile.

Une bonne communication entre lui et vous permettra de mettre en place la meilleure stratégie possible pour garder votre page «user-friendly» malgré la non disponibilité de certains composants chez l’utilisateur (c’est vrai pour javascript comme pour css).

De plus, difficile de dire « non » à un spécialiste de l’ergonomie, sous pretexte qu’un composant n’est pas proposé dans HTML ou CSS, quand ce composant est utilisé partout sur le web.

JavaScript est prototypé

Ce n’est pas forcement un point qui fait la force de JavaScript, c’est juste quelque chose dont il faut avoir conscience.

Un des aspect les plus déroutant pour les développeurs débutant en javascript est l’absence de classes. En effet, le langage est prototypé. C’est un concept qui peut sembler bizarre au début, qui peut être source de commentaires négatifs (surtout quand on associe programmation orientée objet aux classes), mais qui mérite d’être assimilé. Cela permettant de mieux cerner le sérieux du langage.

En conclusion

Bien sûr qu’il faut assurer l’accessibilité. Bien sûr qu’il ne faut pas surcharger ses pages de JavaScript. Mais en 2011, il est devenu un indispensable du web, et il est dommage de le renier totalement.

L’une des raisons qui conduit certains à faire ce choix est que bon nombre de développeurs web font des erreurs agaçantes.

Une autre raison ouvrirait la porte à un débat plus important : pour certain, le web applicatif est une erreur. Il ne devrait être que l’objet de partage de données (des pages HTML plus ou moins statiques). Ces gens là sont en contradiction avec leurs propos quand ils proposent un formulaire de commentaires sur leurs blogs (n’est-on pas là au commencement d’une web-app, même sans JavaScript ?). Mais, si j’ai le temps, ça fera l’objet d’un autre article.

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Du CSS à foison !

Du CSS, en veux tu en voilà !

Vous trouverez à cette adresse des tutos et des astuces en HTML et CSS3. Profitez en, c’est gratuit.

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Nouvelle plate-forme

Je viens d’installer un WordPress en lieu et place du vieux dotclear.

Dotclear ne peut plus se battre à la régulière contre WordPress, donc… Je rejoint la masse.

Les archives sont disponibles sur http://archives.tominardi.fr pour un temps seulement.

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